Dans ce modèle, les patients commencent par une première consultation prolongée avec leur oncologue et leur équipe de pharmaciens. Les rendez-vous de suivi du patient sont ensuite organisés selon un calendrier rotatif entre l'oncologue et le pharmacien clinicien. Les pharmaciens accompagnent le patient tout au long de son parcours de soins, consacrant davantage de temps à l'évaluation des effets secondaires des médicaments, à la gestion des interactions potentielles et à l'évaluation des analyses de laboratoire. Les patients continuent d'être suivis à des moments appropriés par leur oncologue pour un examen physique et une évaluation radiologique.
« L'ajout de notre clinique d'évaluation des médicaments par un pharmacien (MAP) souligne notre engagement à transformer les soins prodigués aux patients », déclare Anthony Amadio, directeur intérimaire de la pharmacie au WRHN. « Grâce à la création de cette clinique et à l'intégration d'un pharmacien clinicien dédié, nous offrons aux patients des soins sûrs, continus et optimisés tout au long de leur parcours contre le cancer. Cette approche collaborative reflète notre souci d'innovation et garantit aux patients des soins aussi complets et personnalisés que possible. »
S'inspirant des modèles oncologiques de la Colombie-Britannique et des Maritimes, WRHN a élaboré un cadre propre à l'Ontario pour relever les défis, tels que la surveillance intensive de chaque patient requise au cours des premiers cycles de traitement. En raison du succès du programme à ce jour, la clinique élargira ses activités cet automne pour inclure la surveillance des patients sous venetoclax pour le traitement de la leucémie lymphoïde chronique, et prévoit d'inclure à l'avenir des agents oraux pour le cancer de l'ovaire et de la prostate.
« Cette initiative représente une étape cruciale tant pour les soins aux patients que pour notre pratique », déclare le Dr Shelley Kuang, oncologue médicale au WRHN. « L'approche collaborative entre les pharmaciens et les médecins du Waterloo Regional Cancer Centre a permis aux patients de se sentir mieux soutenus lorsqu'ils commencent un nouveau traitement anticancéreux par voie orale, en les préparant aux effets secondaires potentiels et en leur proposant des stratégies de prise en charge optimales. »